Réserver un hébergement, un restaurant, une activité 

Translate into

Le rugby pendant la Première Guerre mondiale

 

Dès le début du conflit, le rugby est pratiqué sur les zones de front et est soutenu par l’institution militaire qui a un regard très positif sur cette activité. Il favorise l’esprit d’équipe et est considéré comme un moyen d’entraînement extrêmement bien adapté aux objectifs militaires. Le rugby permet d’acquérir une résistance physique et mentale, de fortifier les hommes et de les habituer à la douleur.

 

Pourtant après quelques mois de conflits, de nombreux rugbymen sont tués au combat et les responsables du sport, au sein de l’USFSA, s’inquiètent sérieusement quant à l’avenir de cette activité. Une commission est créée et met en place des rencontres internationales avec les Britanniques, les Néo-Zélandais et les Australiens, aussi bien à l’arrière que sur le front. Ces rencontres qui attirent beaucoup de monde, vont aider à la fraternisation des soldats de nationalités différentes et permettre une relance de la pratique du rugby sur tout le territoire français. Une sélection française réalise un premier match en avril 1917 contre une équipe nationale Néo-Zélandaise, à Vincennes, et réunit près de 60 000 spectateurs au Vélodrome de Vincennes. Cette rencontre relance l’engouement populaire pour le rugby. Par la suite, d’autres rencontres internationales sont mises en place et permettent ainsi d’attirer de nouveaux pratiquants.

 

Après le conflit, plusieurs monuments sont construits pour honorer la mémoire des rugbymen comme ceux du Stade toulousain, qui compte à lui seul 81 joueurs tombés sur les champs de bataille.