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Les champions cyclistes pendant la Grande Guerre

 

Avec la démocratisation de la bicyclette, le cyclisme est, avant la Guerre, le sport le plus populaire du pays.


Mais, le conflit va durement l’affecter, tout comme le Tour de France qui voit, nombre de ses grands coureurs, disparaître.

D’ailleurs, le Tour de France, qui démarrait le 28 juin 1914, est mis entre parenthèse jusqu’au 29 juin 1919.


Les cyclistes les plus connus sont : Lucien Petit-Breton, François Faber ou Octave Lapize, 3 anciens vainqueurs de la Grande Boucle mais ce sont plusieurs centaines de coureurs, connus ou non, professionnels ou amateurs, routiers ou pistards, qui perdirent la vie.


Parmi les pistards (épreuve sur piste) : Marius Thé, Georges Lutz, Paul Rugère, Albert Delrieu, et Emile Quaissard, abattu à bord de son Spad (modèle d’avion de combat français) dans les lignes allemandes.

Paul Gombault, tué lui aussi en combat aérien  en juin 1915, Emile Maitrot, Champion du Monde de Vitesse Amateurs en 1901, l'anglais Tom Gascoyne, Léon Flameng, Champion Olympique 1896, victime d'une chute d'avion début 1917, ainsi que le prometteur Albert Tournié, abattu le 6 septembre 1918 au cours d'un combat aérien.

Autre légende, Georges Boillot, qui gagne 60 des 65 courses cyclistes et devient au moment du conflit l'un des meilleurs -sinon le meilleur- coureur automobile du monde, tué dans un combat aérien le 19 mai 1916 à proximité de Verdun.


Une des grandes figures parmi ces héros est Roland Garros, qui fut Champion de France scolaire et universitaire de cyclisme en 1906. Il est abattu avec son avion le 5 octobre 1918 à Vouziers où l'on peut encore voir sa tombe.

Côté allemand, si la liste des cyclistes tués au front apparaît plus courte, cela est dû à une politique délibérée de l'Etat-Major allemand qui n'envoya que très parcimonieusement ses athlètes célèbres au feu, contrairement aux alliés. 


Parmi les cyclistes allemands tués au combat, citons Bruno Demke, mort en août 1916 ou encore Willy Honeman. En 1916 d'autres excellents pistards allemands : Albert Ritzenthaler, Willy Theiss, Josef Rieder, Paul Lüders et le 14 avril de cette année-là Ludwig Opel, le plus jeune des cinq frères dont la famille n'avait pas encore été anoblie et qui, avant de fonder la dynastie automobile que l'on connaît, furent tous les cinq coureurs cyclistes.